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Communiqué de presse condamnant les actes de profanation du drapeau malien à Kidal

Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè condamne avec la dernière rigueur la profanation du drapeau de la République du Mali par des bandes séparatistes à Kidal le 17 juillet 2019.

Ces évènements inadmissibles sont l'un des résultats de la politique de démission nationale incarnée par l'Accord antinational d'Alger.
Le Bureau Politique National de la CNAS- Faso Hèrè invite les Forces Vives de la Nation à l'unité d'action pour la restauration complète et sans condition de la souveraineté du Mali sur l'ensemble du territoire national et des ressources naturelles de notre pays.
Le Mali pour tous, des chances égales pour chacun/chacune!

Bamako, le 17 juillet 2019
Pour le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè
Le Secrétaire Général


Soumana Tangara

Communiqué de presse de l’ADPS sur le projet dit de « Dialogue national inclusif »

Le Directoire de l’ADPS (Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de crise) s’est réuni en session spéciale le 17 juin 2019 au Siège de la CNAS-Faso Hèrè (Convention Nationale pour une Afrique Solidaire) sis à Hamdallaye, Bamako.

Après une analyse approfondie de la phase actuelle de la crise multidimensionnelle que le Mali traverse et des tenants et aboutissants du projet annoncé de ‘’Dialogue national inclusif/Dialogue politique et social inclusif ‘’ et tout en rappelant qu’il a été le premier regroupement politique à avoir demandé que soit convoqué un Congrès Extraordinaire du Peuple Malien au lendemain des évènements douloureux du 22 mars 2012 dont les conséquences catastrophiques continuent d’ébranler notre pays, l’ADPS a décidé de ne pas participer au soit disant « Dialogue national inclusif/dialogue politique et social inclusif ».
Le Directoire de l’ADPS attire l’attention des Forces Vives de la Nation sur le fait que le dit « dialogue national’’ est une composante essentielle du plan machiavélique des forces nostalgiques de l’ordre sociopolitique colonial visant à remettre en cause les acquis populaires et démocratiques du 22 septembre 1960, du 20 janvier 1961 et du 26 mars 1991 par le truchement d’une vaine tentative de légitimation ex post de l’Accord antinational d’Alger et du projet rétrograde de tripatouillage de la Constitution démocratique du 12 janvier 1992 écrite au prix du sang, des larmes et de la sueur du Peuple malien.
Pour la restauration complète de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du Mali, de l’unité nationale et de coexistence pacifique des communautés, la sauvegarde et l’approfondissement des acquis populaires et démocratiques et pour des politiques publiques guidées par la justice sociale, la gestion transparente des ressources et des affaires publiques ainsi que la prise en compte de la transition écologique, l’ADPS organisera bientôt le 4ème Round du processus de Table Ronde des Forces Vives de la Nation.

Le Directoire de l’ADPS engage l’ensemble des forces patriotiques, progressistes, républicaines, démocratiques et panafricanistes à redoubler de vigilance, de détermination et d’unité d’action pour assurer la victoire du Peuple malien et de l’Afrique militante.


Bamako, le 11 juillet 2019
Pour le Directoire de l’ADPS
Le Conseiller Politique

M. Abdoul Salam Touré

Communiqué de presse du Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè sur le « Dialogue Politique et Social inclusif » annoncé.

Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè (Convention Nationale pour une Afrique Solidaire) s’est réuni en session extraordinaire le samedi 15 juin 2016 à son Siège sis à Hamdallaye, Bamako. Au terme d’une analyse approfondie des récents développements et des enjeux de court, moyen et long terme de la crise multidimensionnelle qui secoue le Mali depuis l’année 2012, et ce, à la lumière du projet dit de « dialogue national inclusif »/ «dialogue politique et social inclusif », le Bureau Politique National du Parti de l’Avant-garde militante du Peuple malien a abouti aux principales conclusions suivantes : 

1- Tel que proposé, ledit « dialogue national inclusif/dialogue politique et social inclusif » n’a pour seules motivation et finalité que de chercher les voies et moyens d’une illusoire « légitimation » ex post de l’Accord antinational d’Alger, lequel, faut-il le souligner, n’a fait l’objet d’aucune délibération ni, à plus forte raison, d’aucune approbation par aucune des institutions républicaines compétentes. Violation flagrante de la Constitution du 12 janvier 1992 et organisant fondamentalement une Confédération comme antichambre de la partition du Mali au profit de groupuscules armés à forts relents féodaux, esclavagistes, racistes dépourvus de toute représentativité ou légitimité et instrumentalisés par des puissances étrangères africaines et non africaines, ledit Accord d’Alger, rejeté par l’écrasante majorité des Forces Vives de la Nation nonobstant une campagne médiatique frénétique et l’appui maladroit de certains leaders religieux, foule aux pieds les valeurs de la République ainsi que le principe sacrosaint d’appropriation nationale du processus de sortie de crise et ne saurait servir de base pour quelque ‘’dialogue national inclusif’’ que ce soit.
2- Ledit ‘’dialogue national inclusif’’/’’dialogue politique et social inclusif’’ découle du soit disant Accord politique pour la Gouvernance signé entre le Gouvernement et une frange minoritaire de partis politiques et d’associations. Ledit Accord politique pour la Gouvernance n’a aucune valeur juridique et ne saurait, en tout état de cause, s’imposer à la Constitution. Par ailleurs, la CNAS-Faso Hèrè n’en est pas signataire et ne lui reconnait ni légitimité populaire, ni utilité républicaine, ni validité démocratique.
3- Le soit disant ‘’dialogue national inclusif/dialogue politique et social inclusif’’ est aussi un cheval de Troie pour faire entériner le projet démocraticide de « révision constitutionnelle’’ comme moyen devant faciliter la mise en œuvre de l’Accord d’Alger. Or, au-delà des prescriptions claires et sans ambiguïté de l’article 118, les promoteurs de la tentative de tripatouillage de la Constitution du 12 janvier 1992 n’ont, à ce jour, pu concocter aucun argument valable pour justifier une quelconque révision de la Constitution. Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè maintient que ce ne sont ni la Constitution ni la démocratie qui ont ‘’échoué’’, mais bel et bien des hommes et des femmes bien connus pour leur trahison des valeurs du 22 septembre 1960, du 20 janvier 1961 et du 26 mars 1991.La Constitution n’est certes pas un livre saint au sens religieux du terme mais elle n’est pas un chiffon de papier non plus. Le respect scrupuleux et la défense de la Constitution sont un devoir constitutionnel et patriotique de tout citoyen à commencé par le Président de la République. En outre, la stabilité de la Constitution cadre légal suprême du pays, est un facteur de mise en confiance pour l’investissement économique.
4- Parmi les participants annoncés audit « dialogue national inclusif/dialogue politique et social inclusif’’ figurent de soit disant ‘’légitimités traditionnelles. Or, au nombre de celles-ci, plutôt rares sont celles qui peuvent se prévaloir d’une ‘’légitimité historique’’ certaine, intrinsèque et incontestée/incontestable. En effet, notre pays a, par le passé, fait l’objet de plusieurs vagues successives d’invasion et de colonisation par des forces étrangères, chacune de celles-ci ayant installé ses propres «chefs locaux » comme autant de complices, de supplétifs ou d’accompagnateurs intéressés de leur œuvre de domination, d’oppression et d’exploitation de notre Peuple. Par exemple, ce sont précisément ces soit disant légitimités traditionnelles et la plupart des leaders religieux qui ont ‘’légitimé’’ le pouvoir colonial français, en ont été les relais moraux et opérationnels ainsi que les ardents apôtres et défenseurs contre le mouvement nationaliste pour l’accession du Mali à l’indépendance. Du reste, c’est à bon droit que la République Soudanaise, précurseur de la République du Mali, les a supprimées pour les remplacer par des Conseils de Village élus élisant en leur sein des Chefs de village élus et révocables à des conditions bien précises. Après tout, la République, c’est l’accession à des postes ou fonctions d’intérêt public par la voie d’élections ou sur le mérite, mais jamais par voie dynastique ou héréditaire. Vouloir ramener les soit disant « légitimités traditionnelles » au cœur du système national de gouvernance par le biais d’un Sénat budgétivore et inutile car ne pouvant rien apporter en termes d’efficacité du processus législatif ou de contrôle de l’action gouvernementale ou de représentation des citoyens, c’est vouloir faire faire marche arrière à la roue de l’Histoire et tenter de restaurer l’ordre sociopolitique colonial. Aujourd’hui tout comme hier, ces soit disant ‘’légitimités traditionnelles’’ font partie du problème et non de la solution à la crise multidimensionnelle qui perdure.
5- Aucune personnalité ayant soit a)trempé dans la conjuration qui a abouti au coup d’Etat du 19 novembre 1968, début du processus de déliquescence de l’Etat malien et des Forces Armées et de Sécurité ou b) soutenu politiquement le coup de force antidémocratique du 22 mars 2012, facteur d’accélération de la chute des deux-tiers du territoire national entre les mains d’une alliance satanique de séparatistes et de djihadistes ne dispose d’aucun crédit moral ou politique et ne saurait donc être considérée comme ‘’personnalité consensuelle’’ pour diriger un quelconque « dialogue national inclusif ».
6- Au total, tel qu’envisagé, le soit disant ‘’dialogue national inclusif/dialogue politique et social inclusif’’ ne saurait être autre chose que de la poudre aux yeux sans avoir ne serait-ce que valeur d’exutoire ou de catharsis collective. Il ne servirait qu’à en rajouter à la confusion et à la diffusion/dilution des responsabilités, couverture trop facile pour masquer et occulter l’échec avéré des pouvoirs publics actuels à résoudre la crise multidimensionnelle dans laquelle notre pays continue à s’enliser.

Au regard de tout ce qui précède et tout en rappelant qu’avec ses partenaires regroupés au sein de l’ADPS (Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de crise), la CNAS-Faso Hèrè a été le premier parti politique à avoir demandé, dès le 5 avril 2012, que soit convoqué un Congrès Extraordinaire du Peuple Malien, appel au regroupement qu’elle a réitéré le 20 aout 2018 à la suite de la réélection de l’actuel Président de la République, le Bureau Politique National du Parti de l’Avant-garde militante et révolutionnaire du Peuple malien décide de ne pas participer au soit disant ‘’dialogue national inclusif/dialogue politique et social inclusif’’. En revanche, avec ses partenaires regroupés au sein de l’ADPS, la CNAS-Faso Hèrè lancera bientôt le quatrième round du processus de Table Ronde des Forces Vives de la Nation en vue d’une mise à jour du Manifeste de la Nation, véritable charte pour une sortie réelle et durable de la crise actuelle.

Le Mali pour tous, des chances égales pour chacun/chacune !

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Communiqué de presse de la CNAS-Faso Hèrè la prorogation du ''mandat" de soit disant ''Députés''

Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè (Convention Nationale pour une Afrique Solidaire) condamne avec la dernière rigueur le vote intervenu hier 27 juin 2019 par de soit disant ''Députés'' de la prorogation de leur ''mandat'' parlementaire en violation flagrante de la Constitution démocratique du 12 janvier 1992 et en usurpation éhontée de la souveraineté du Peuple malien.

La promulgation d'une telle ''loi'' par le Président de la République ferait franchir à l'Etat malien une étape de plus vers sa transformation en République bananière.
Parti de l'avant-garde militante et révolutionnaire du Peuple malien, la CNAS-Faso Hèrè engage les Forces patriotiques, progressistes, républicaines et démocratiques à l'unité d'action pour faire échec au projet antinational et antidémocratique de restauration de l'ordre sociopolitique colonial et de remise en cause des acquis du 22 septembre 1960 et du 26 mars 1991.

Le Mali pour tous, des chances égales pour tous/ toutes!

Bamako le 28 juin 2019
Pour le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè
Le Secrétaire Général


Soumana Tangara

Addendum à la Déclaration lue lors du Point de presse du 30 mai 2019 à l’occasion de l’An 8 de la CNAS-Faso Hèrè

       Alors que le camp pro-putsch cherchait à utiliser la convocation des Concertations nationales prévues par l’Accord cadre du 6 avril 2012 comme un stratagème pour remettre en cause l’ordre constitutionnel et remettre la junte et alliés en selle, la CNAS-Faso Hèrè et ses partenaires regroupés au sein de l’ADPS ont, par une double action, fortement contribué à faire échec à ce plan. Ainsi, alors que la junte et ses alliés cherchaient diviser le camp anti-putsch, le Président de l’ADPS a, dans son discours d’ouverture du 1er Round du Processus de Table Ronde des Forces Vives de la Nation tenu le 1er décembre 2012 au Sofitel l’Amitié de Bamako, déclaré sans ambages que « l’ADPS ne prendra part à aucune Concertation Nationale qui n’aurait pas été préparée de manière inclusive et qui aurait pour but déguisé ou non de remettre en cause l’ordre constitutionnel ». La réaction instinctive du chef de la délégation du FDR, qui cria ‘’ A Banna’’ en levant les bras au ciel fut fort remarquée à cette occasion.

Presqu’au même moment, c’est la CNAS-Faso Hèrè et ses alliés de l’ADPS qui ont ôté au camp pro putsch son dernier prétexte pour la convocation d’une Concertation Nationale destinée à remettre la junte dans la course et à déstabiliser l’ordre constitutionnel : l’élaboration de la feuille de route de la Transition, devant porter notamment sur le calendrier des élections et la gestion de la crise du Nord. Le Président de l’ADPS a suggéré que le Gouvernement prépare un avant-projet sur ces questions qui soit distribué à tous les acteurs politiques (y compris ceux qui, comme la CNAS-Faso Hèrè et ses alliés de l’ADPS, n’ont pas de députés à l’Assemblée Nationale) et sociaux pour commentaires/amendements sous huitaine/quinzaine avant présentation au Parlement. Les députés représentant, une fois élus, la Nation tout entière, ledit projet peut être considéré comme approuvé par celle-ci dès adoption par l’Assemblée Nationale. C’est ce schéma qui a été finalement suivi.

** Lorsque le Premier Ministre « pleins pouvoirs » de la Transition a été débarqué manu militari, seuls la CNAS-Faso Hèrè et ses alliés réunis au sein de l’ADPS ont réagi en condamnant publiquement cet acte inadmissible de la junte. Il se trouve que ni le parti (RpDM) dudit Premier Ministre, ni son regroupement politique (la CSM) n’ont pas osé piper mot.