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Communiqué de presse de la CNAS-Faso Hèrè condamnant l’ignoble tentative d’assassinat du jeune bloggeur Madou Kanté

   Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè (Convention Nationale pour une Afrique Solidaire) condamne avec la dernière rigueur l’ignoble tentative d’assassinat perpétrée dans la nuit du lundi au mardi 25 juillet 2017 contre le jeune bloggeur Madou Kanté dit Maréchal.
  La CNAS-Faso Hèrè estime que cet ignoble crime contre la personne humaine, la démocratie et la liberté d’expression est le résultat direct de la passiveté coupable frisant la connivence dont les pouvoirs publics ont fait preuve devant les menaces de mort proférées en public contre les animateurs des réseaux sociaux. En promettant d’ouvrir une enquête judiciaire contre le/les auteur(s) de cette inacceptable tentative d’assassinat d’un jeune citoyen malien, les pouvoirs publics ne font que se couvrir de ridicule étant entendu qu’ils auraient pu épargner à notre Peuple et à notre jeune démocratie cette dangereuse escalade de l’intolérance  et de la violence politique s’ils avaient tout simplement assumé leurs responsabilités politiques et légales en interpelant immédiatement les auteurs et commanditaires bien identifiés des menaces de mort.   
   Le Bureau Politique National invite tous les militants et militantes de la CNAS-Faso Hèrè ainsi que tous les maliens et maliennes membres de la Plateforme démocratique et populaire « An tèè A Bana ! Touches pas à ma Constitution » à redoubler de vigilance et de détermination pour assurer la victoire finale du Peuple et la sauvegarde de sa Constitution démocratique de 1992 face aux forces obscurantistes et aux nostalgiques de l’ordre féodalo-colonial.

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Communiqué de presse de la CNAS-Faso Hèrè saluant la Grande Marche Patriotique du 17 Juin 2017 contre le projet de révision constitutionnelle

Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè (Convention Nationale pour une Afrique Solidaire) salue le retentissant succès de la Grande Marche Patriotique du 17 Juin 2017 à travers laquelle le Peuple militant du Mali a clairement exprimé son opposition au projet démocraticide de révision de la Constitution démocratique du 12 Janvier 1992.
Il adresse ses compliments à la Plateforme «  An tèè, A bana » pour cette initiative populaire regroupant, au delà des clivages partisans, l’ensemble des forces vives de la Nation (société civile, syndicats, classe politique, artistes, personnalités indépendantes, etc.) autour de l’impérieuse nécessité de défendre et sauvegarder l’ordre démocratique, l’unité nationale, l’intégrité territoriale du Mali et la souveraineté du Peuple incarnée par la Constitution démocratique du 12 Janvier 1992.
Tout en saluant, d’une part la sage décision des pouvoirs publics de ne pas interdire cette grandiose manifestation et, d’autre part, l’attitude généralement calme des Forces de sécurité face à l’imposante marée humaine, la CNAS-Faso Hèrè rappelle que le droit de manifester pacifiquement et publiquement est l’une des conquêtes majeures et non négociables de la Révolution du 26 mars en matière de libertés publiques.
Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè remercie les membres du Bureau de Coordination de la Plateforme pour le magnifique travail de mobilisation et de sensibilisation accompli en l’espace de quelques jours à peine et avec des moyens plutôt modiques.
Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè félicite tout particulièrement les centaines de milliers de maliennes et de maliens, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes de toutes catégories socioprofessionnelles qui, bravant les rigueurs du carême et de la canicule, ont clamé avec force mais dans le calme et le respect de l’ordre public leur ferme opposition à un projet qui, en plus d’être anticonstitutionnel au regard de l’article 118 de la Constitution, est manifestement mal inspiré, inopportun, budgétivore, nostalgique de l’ordre sociopolitique colonial et attentatoire au caractère républicain, démocratique et laïc de l’Etat malien.
La Grande Marche Patriotique du 17 Juin confirme la volonté inébranlable du Peuple malien de s’opposer à toute velléité d’instauration au Mali d’une monarchie censitaire et héréditaire de droit supra-constitutionnel à durée illimitée au profit de forces obscurantistes et antirépublicaines parrainées de l’extérieur.
Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè demande instamment au Président de la République de renoncer purement, simplement et définitivement à son projet anticonstitutionnel de référendum et de privilégier, en toutes circonstances, le renforcement de l’unité nationale, la sauvegarde des acquis démocratiques et la défense de l’intérêt supérieur du Peuple malien.

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Communiqué de presse de l’ADPS condamnant l’adoption par l’Assemblée Nationale du projet de révision de la Constitution démocratique du 12 janvier 1992

   L’Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de crise (ADPS) condamne sans réserve l’adoption par l’Assemblée Nationale du projet de révision de la Constitution démocratique du 12 janvier 1992.
   Alors que le Peuple attendait d’eux un sursaut patriotique, les députés de la Mouvance présidentielle ont préféré donner leur onction à un projet contraire aux idéaux et aux valeurs du 22 septembre 1960 et du 26 mars 1991. Ce faisant, ils ont pris une lourde responsabilité devant le Peuple et devant l’Histoire.
   L’ADPS renouvelle son appel à une vaste mobilisation des Forces Vives de la Nation pour faire échec à cette nouvelle étape du complot contre l’intégrité territoriale et la souveraineté du Mali et sauvegarder les acquis démocratiques face à l’assaut des forces restauratrices, obscurantistes, séparatistes et néocoloniales.
                                Bamako, le 5 juin 2017
                                Pour le Directoire de l’ADPS
                                Le Conseiller Politique
 
                                Nouhoun Sarr

Communiqué de Presse de la CNAS-Faso Hèrè sur l’adoption du projet de révision constitutionnelle par l’Assemblée Nationale

      Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè dénonce et condamne avec véhémence l’adoption par l’Assemblée Nationale du projet de révision de la Constitution démocratique du 12 janvier 1992.
      Après la signature voilà deux ans de cet acte de démission nationale que représente l’Accord d’Alger, la date du 3 juin 2017 marque une nouvelle étape dans le processus de démantèlement de l’unité nationale et de l’ordre démocratique par le régime issu des élections générales de 2013.
     En approuvant le projet démocraticide, anticonstitutionnel au regard de l’article 118, budgétivore, mal inspiré, totalement inopportun et  qui vise à restaurer l’ordre sociopolitique colonial, satisfaire les revendications de groupes armés esclavagistes et racistes dépourvus de toute légitimité interne et plier l’échine face aux injonctions des commanditaires étrangers de la rébellion séparatiste, les députés de la Mouvance présidentielle ont ainsi raté un important rendez-vous avec l’Histoire qui leur donnait l’occasion de démontrer que l’Assemblée Nationale n’était pas une chambre d’enregistrement.
    Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè engage les forces patriotiques, républicaines, démocratiques et progressistes à redoubler de mobilisation et d’unité d’action pour sauvegarder l’ordre démocratique, l’intégrité territoriale et la souveraineté du Mali ainsi que l’unité nationale en faisant échec au référendum prévu par le Gouvernement.

Le Mali pour tous, des chances égales pour chacun!
Bamako, le 5 juin 2017
Pour le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè
Le Secrétaire Général

Soumana Tangara

Déclaration de l’ADPS sur la situation politique, sécuritaire, économique et sociale au Mali

Introduction :
        Il y a trois ans, l’Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de crise (ADPS) organisait une conférence de presse sur la situation politique, économique, sociale et sécuritaire de la République du Mali. Tout en précisant à l’époque –soit moins de 12 mois après l’investiture de l’actuel Président de la République- qu’il était prématuré de dégager des tendances générales, a fortiori de dresser un bilan du régime issu des élections générales de 2013, l’ADPS tirait déjà la sonnette d’alarme sur les dérives de la gouvernance politique, économique, financière, sociale et sécuritaire, y compris l’absence d’une vision et d’une approche stratégique des défis auxquels la Nation et l’Etat républicain, démocratique et laïc étaient confrontés. En outre, l’ADPS mettait en exergue les contradictions plombant le régime, y compris celles liées à l’influence déterminante des parrains intérieurs (putschistes et forces obscurantistes instrumentalisant la religion dominante à des fins politiciennes, etc., etc., …) et extérieurs (ex-puissance coloniale et autres acteurs aux agendas troubles) et pouvant affecter négativement la gestion des affaires publiques et des ressources de l’Etat.
     A l’époque, l’ADPS avait clairement fait savoir que, bien que ne disposant d’aucun député à l’Assemblée Nationale, le regroupement politique et ses membres étaient « fermement engagés à apporter leur contribution au débat sur les grands enjeux de la Nation…soit pour critiquer et dénoncer de manière constructive mais ferme et sans ambiguïté, soit pour faire des propositions et recommandations politiquement désintéressées, soit pour mettre en garde et tirer la sonnette d’alarme chaque fois que la République et les intérêts du Peuple seront menacés ou en voie de l’être ». Cette ligne de conduite responsable et engagée est restée constante car n’obéissant à aucune motivation politicienne et solidement ancrée dans nos traditions de combat pour le Peuple et les causes justes.
      Trois ans plus tard, force est de constater l’échec du régime issu des élections générales de 2013 non seulement dans la résolution de la crise du Nord, mais aussi dans tous les domaines déterminants pour le présent et l’avenir du Mali. Loin d’avoir apporté ne serait-ce que des pistes de solution pour une sortie crédible et durable de la crise multidimensionnelle qui secoue le Mali bien au delà du Septentrion, le régime actuel s’embourbe dans des sentiers solitaires, chaotiques, boueux et hasardeux mettant en cause l’unité nationale, l’intégrité territoriale et la souveraineté du Mali ainsi que le caractère républicain, démocratique, laïc et unitaire de l’Etat, la paix sociale, la relance économique et les intérêts des générations futures.
      La présente Déclaration porte sur les thématiques suivantes:
-    la gestion de la crise du Nord et l’aggravation de l’insécurité;
-    le projet de révision constitutionnelle;
-    le nouveau Gouvernement et, enfin,
-    l’état de l’économie et la dégradation du climat social.

A)    De la gestion de la crise du Nord et l’aggravation de l’insécurité:
               En foulant aux pieds le principe sacro-saint d‘appropriation nationale du processus de sortie de crise, le régime issu des élections générales de 2013 poursuit sa fuite en avant en liaison avec l’agenda de l’ex-puissance coloniale et de certains parrains salafistes de divers groupes armés écumant le Nord et d’autres zones du Mali.
            C’est le lieu de rappeler que, rentré précipitamment de Paris, le Président de la République prononçait une allocution radiotélévisée consacrée officiellement à la mutinerie du 30 septembre 2013 ayant secoué Kati, siège de l’ex-junte qui a contribué de manière décisive à le porter au pouvoir, dans lequel il annonçait, tel un cheveu dans la soupe, que « les populations de toutes les régions du Mali seront mises en totale responsabilité de leur développement » !  A l’époque, beaucoup de nos compatriotes s’étaient focalisés sur la phrase présidentielle suivant laquelle «  Kati ne fera plus peur à Bamako, en tous cas pas à Koulouba », passant en réalité à côté de « l’os de la parole ». En effet, le message essentiel que le Chef de l’Etat voulait transmettre au Peuple malien, se trouvait dans cette autre phrase : « les populations de toutes les régions seront mises en totale responsabilité de leur développement »! Ainsi donc, sous le couvert de décentralisation poussée (notion vague, s’il en est), vite relayée par le concept de régionalisation et une interprétation abusive du principe de libre administration des collectivités, le Président de la République annonçait déjà les couleurs du futur Accord d’Alger, l’Accord de la démission nationale violant la Constitution du Mali car introduisant un système confédéral sans le nom et préparant le lit juridique, politique et diplomatique de la partition du Mali, de la remise en cause de la laïcité de l’Etat ainsi que des valeurs cardinales de la République et de la Démocratie. Dans le même ordre d’idées et dans la même foulée, c’est de retour de la « Métropole » que le Président de la République a , en l’espace de  quelques semaines seulement, organisé en fin octobre et début novembre 2013 de soit disant « Assises du Nord » et un séminaire sur la décentralisation marqué par la présence ostentatoire d’un fort contingent d’ « experts » de l’ex-puissance coloniale conduit par M. Charles Josselin, ancien ministre de la Coopération. La trame du futur Accord d’Alger était ainsi posée sous forte influence de l’ex-puissance colonisatrice et sans aucune implication réelle du Peuple et de la représentation parlementaire nationale.

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