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Déclaration de la CNAS-Faso Hèrè sur la cascade de grèves illimitées dans divers secteurs de la vie nationale

      Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè (Convention Nationale pour une Afrique Solidaire) exprime sa vive préoccupation face à l’avalanche de grèves illimitées dans divers secteurs névralgiques de la vie nationale au Mali et au mutisme assourdissant des pouvoirs publics devant la détresse populaire qui en découle et l’impact économique, humain et social qu’elles occasionnent. La détérioration du climat social qui en résulte dénote le manque de prévoyance et le pilotage à vue caractérisant le mode de gouvernance du régime actuel.
     Tout en rappelant que le dialogue social, à ne pas confondre avec la prise en otage de l’Etat et du Peuple par des intérêts corporatistes, le droit de grève assorti de l’obligation légale du service minimum et le droit des citoyens à l’information sont une composante essentielle du jeu démocratique, la CNAS-Faso Hèrè exhorte les autorités nationales et les partenaires sociaux à rechercher sans délai des réponses adéquates, crédibles, durables et globales aux revendications syndicales en tenant compte des orientations suivantes :
1)    Amélioration significative mais progressive des conditions de vie et de travail de tous les agents civils et militaires de l’Etat en fonction a) des possibilités financières à court, moyen et long terme de l’Etat ; b) de la nécessité d’établir un ratio convenable entre dépenses de consommation et dépenses d’équipement dans la budget de l’Etat et c) d’une gestion rigoureuse de l’économie nationale, les comparaisons internationales devant se baser non pas sur les revenus et prix nominaux mais plutôt sur le concept de pouvoir d’achat;
2)    Adoption de critères de performance individuelle et collective et d’un baromètre mesurant la qualité et la transparence du service public ainsi que le degré de satisfaction des usagers;
3)     Adoption et mise en œuvre de réformes structurelles endogènes, y compris au niveau de tous les secteurs de l’Administration publique, axées sur l’efficacité économique et la justice sociale, favorisant les gains de productivité, le travail bien fait, la fin de l’impunité ainsi que l’obligation de résultat pour tous les agents de l’Etat;
4)    Adoption d’un Pacte Social Global encadrant le dialogue social et la gestion des revendications et,
5)    Renforcement des capacités de négociations sociales des cadres des ministères, notamment ceux en charge du Travail, des Finances et de la Fonction Publique.   

   Tout en invitant la classe politique à ne pas céder à la tentation facile d’une exploitation politicienne de la détresse sociale, la CNAS-Faso Hèrè rappelle que le maintien d’un climat serein et apaisé indispensable à la relance économique et au progrès social est de la responsabilité première du Président de la République et de son Gouvernement.  

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Déclaration de l’Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de Crise (ADPS) à l’occasion du 26ème anniversaire de la Révolution du 26 mars


  26 mars 1991-26 mars 2017 !
   Voilà 26 ans, au prix de mille sacrifices, le Peuple militant du Mali mettait fin à une dictature de 23 ans et instaurait un régime démocratique fondé sur le multipartisme et l’Etat de droit. En plus de la quête de libertés démocratiques fondamentales, le Peuple malien aspirait fortement à la justice sociale, à une gestion transparente des ressources et des affaires publiques, à l’édification d’une économie de progrès libérant les initiatives créatrices publiques comme privées au bénéfice de toutes les régions, de toutes les couches urbaines et rurales et de la diaspora ainsi qu’à des solutions crédibles et durables aux crises qui ont servi de détonateur à la Révolution populaire, savoir : crise de l’école, chômage des jeunes, difficultés de vie et paupérisation des couches urbaines et rurales, corruption des élites politique, bureaucratique et militaire, etc. etc. .
  Depuis, sous l’égide de la Transition démocratique 1991-1992 et de la IIIème République qu’elle a portée sur les fonds baptismaux, le Peuple malien a accompli des progrès indéniables, notamment dans le domaine des libertés publiques et individuelles ainsi qu’en matière d’infrastructures socioéconomiques de base et de communications.
   Toutefois, des défaillances notoires dans le choix des hommes et des femmes chargés d’animer les institutions républicaines et de graves dérives dans l’exercice du pouvoir, notamment en matière de gouvernance politique, économique et financière, de pratiques électorales mafieuses, de petite et grande corruption ainsi que dans l’appréciation et la gestion des risques sécuritaires ont sérieusement sapé l’autorité politique et morale de l’Etat, entamé la confiance des citoyens dans la République et nourri la propagande et les velléités restauratrices des milieux anti-démocratiques, antirépublicains et obscurantistes.  
      Le coup d’Etat d’inspiration fasciste et restauratrice du 22 mars 2012 ainsi que l’occupation des deux-tiers du pays par une nébuleuse de séparatistes, de djihadistes et de terroristes sur fond de divers crimes organisés transfrontaliers, le tout assaisonné à la sauce d’une vicieuse propagande anti-démocratique et antirépublicaine exploitant le désarroi des couches populaires, ont mis en péril la République, la démocratie, la laïcité de l’Etat, l’intégrité du territoire national et l’existence même de la Nation.
  A la suite d’une transition chaotique 2012-2013 dans la conduite de laquelle l’esprit et les valeurs du 26 mars 1991 n’avaient aucune place, les élections générales de 2013, dont le calendrier a été fixé sur diktat de l’ex-puissance colonisatrice,  furent marquées de façon déterminante par l’influence corrosive d’un conglomérat obscurantiste de putschistes et de politiciens de type nouveau abusivement drapés du manteau de la religion.
  C’est donc sans surprise que, depuis 2013, se met en place un système de mauvaise gouvernance politique, économique, financière et sociale dont les conflits intercommunautaires et la cascade de grèves illimitées secouant plusieurs  secteurs vitaux de la Nation ne sont que l’un des symptômes les plus patents.
  Avec l’Accord d’Alger instaurant un système confédéral qui ne dit pas son nom et dans un mépris souverain pour le Peuple et ses institutions républicaines, le régime issu des élections générales de 2013 a créé les conditions politiques, juridiques et diplomatiques d’un risque réel de partition du Mali sur fond de rivalités extérieures pour le contrôle des importantes ressources stratégiques, y compris le solaire et les immenses réserves d’eaux souterraines.
  Pour couronner le tout, en l’absence de toute initiative majeure visant à relancer l’économie, à répondre à l’énorme demande sociale, à moraliser la gestion des affaires et des ressources publiques, à renforcer les Forces Armées et de Sécurité, à restaurer la souveraineté de l’Etat malien et sa crédibilité nationale et internationale, à restaurer et magnifier le civisme et le patriotisme, à conforter nos valeurs positives de société dans l’ouverture maîtrisée sur le monde extérieur et à enclencher une réconciliation nationale réelle, saine et durable car fondée sur la vérité et la justice, là où ses parrains putschistes ont échoué par la voie des baïonnettes, le régime issu des élections générales de 2013 s’emploie maintenant à vouloir casser la Constitution démocratique du 12 janvier 1992 pour y substituer une dictature s’appuyant sur précisément les mêmes forces sociales conservatrices et le même ordre politique d’exploitation et d’oppression du Peuple entretenus par la colonisation et dont notre Peuple s’est débarrassé en 1957 et, surtout, le 22 septembre 1960.
  Dans une fuite en avant effrénée pour mettre en œuvre l’Accord de la démission nationale que représente l’Accord d’Alger, de Conseil extraordinaire des ministres en session extraordinaire de l’Assemblée nationale, le régime actuel persiste dans sa volonté sournoise de saper les principes de la République, de la démocratie, de la laïcité de l’Etat et de l’unité nationale.
       Mais qu’il soit clair pour tout le monde, y compris l’ex-puissance coloniale qui rêve de faire marche arrière à la roue du 22 septembre 1960, du 20 janvier 1961 et du 26 mars 1991 : si jamais l’Assemblée nationale abdique ses responsabilités face à la Nation, le Peuple malien réservera un résultat tout aussi extraordinaire au projet de referendum concocté par le régime actuel et destiné à ranger la Révolution du 26 mars et sa Constitution démocratique dans les oubliettes de l’Histoire.
  Aujourd’hui comme hier, seule la fidélité à l’esprit et aux valeurs du 26 mars 1991 peut et doit servir de lanterne et de balise pour une sortie durable de crise. Seul un vaste regroupement des forces patriotiques, républicaines, démocratiques et progressistes, couronné par un Congrès extraordinaire du Peuple malien, assurera la victoire du Peuple lors des élections générales de 2018. Ayant pris l’initiative de la création du Front Populaire le 6 juin 2016, l’ADPS y convie toutes les Forces Vives de la Nation, de l’intérieur comme de la diaspora.  
  Gloire éternelle aux martyrs du 26 mars 1991!
 Vive le Peuple malien !
 Vive la République !

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Communiqué de presse de la CNAS-Faso Hèrè condamnant l’attaque terroriste perpétrée contre les Forces Armées et de Sécurité à Bulkessi

     Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè (Convention Nationale pour une Afrique Solidaire) condamne avec la dernière rigueur l’attaque terroriste perpétrée dans les premières heures du dimanche 5 mars 2017 contre une position de l’Armée nationale à Bulkessi non loin de la frontière avec le Burkina Faso.
    Tout en souhaitant prompt rétablissement aux blessés, il adresse ses condoléances les plus émues aux familles des victimes ainsi qu’à l’ensemble des Forces Armées et de Sécurité de notre pays.
 L’initiative du G5-Sahel est certes à saluer et à concrétiser dans les plus brefs délais, mais elle n’aura d’effet réel que si elle s’appuie sur des Forces Armées nationales solides, bien formées, encadrées, renseignées, équipées et motivées travaillant en parfaite symbiose avec les populations locales pour assurer la sécurité des personnes et des biens.
  Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè demande à nouveau aux pouvoirs publics de renforcer l’arsenal sécuritaire et juridique contre l’apologie du terrorisme et la rébellion armée afin de mettre en échec les manœuvres criminelles de la nébuleuse de terroristes, de bandes séparatistes et autres narco trafiquants écumant de nombreuses zones du Mali et n’épargnant pas des pays voisins.

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Communiqué de presse de la CNAS-Faso Hèrè sur les douloureux évènements endeuillant la zone de Macina-Diafarabé

      Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè exprime sa vive préoccupation face à la violence meurtrière qui a, ces derniers jours, endeuillé les populations laborieuses de la zone de Macina-Diafarabé.

   La CNAS-Faso Hèrè présente ses condoléances les plus émues aux familles durement éprouvées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

   Elle condamne fermement tout recours à la violence et aux règlements de compte extra judiciaires comme mode de gestion des conflits dans un Etat de droit même imparfait comme le Mali.

   La CNAS-Faso Hèrè engage à nouveau les pouvoirs publics 1) à renforcer la présence administrative et les capacités sécuritaires de l’Etat central sur toute l’étendue du territoire national et 2) à adopter une approche plus proactive et plus efficace face au changement climatique et à ses conséquences humainement, socialement, économiquement et politiquement désastreuses pour la concorde entre couches sociales en compétition pour le contrôle des ressources naturelles, notamment la terre et l’eau.

En outre, la CNAS-Faso Hèrè engage tant l’Etat que la classe politique, la société civile, les cadres et les media nationaux et internationaux à tout mettre en œuvre pour éviter d’inciter à une instrumentalisation ou stigmatisation ethnique et/ou religieuse des graves évènements secouant certaines zones de notre pays, y compris celle de Macina-Diafarabé.

La justice sociale, la fin de l’impunité ainsi qu’une gestion équitable et durable des ressources naturelles sont indispensables pour la consolidation de la paix et de la sécurité au bénéfice de toutes les couches laborieuses et l’éradication du terrorisme dans toutes les régions du Mali.

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Communiqué de presse de l’ADPS condamnant sans réserve le criminel attentat terroriste ayant endeuillé ce jour un camp militaire à Gao

      Le Directoire de l’ADPS (Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de crise) condamne avec la dernière rigueur le criminel attentat-kamikaze qui a causé des dizaines de victimes ce matin lors d’un regroupement militaire à Gao. Il présente ses condoléances les plus émues aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés.
  L’ADPS salue la décision du Gouvernement de décréter un deuil national de trois jours sur toute l’étendue du territoire national et invite toutes les stations de télévision et radios publiques ou privées à marquer une pause silencieuse de 3 minutes le vendredi 20 janvier 2017 à partir de 12h pile. 
  L’ignoble attentat terroriste qui vient de faucher d’innocentes vies humaines met en évidence l’impérieuse nécessité d’une neutralisation sans délai et d’un désarmement complet et sans condition de tous groupes armés hostiles à l’intégrité territoriale du Mali et au caractère démocratique et laïc de l’Etat républicain.
  L’ADPS rappelle qu’elle a toujours estimé que, véritable prime à la rébellion armée et fondé qu’il est sur une analyse erronée et biaisée de la crise récurrente dans le Septentrion malien, l’Accord d’Alger n’apporte aucune solution appropriée, juste et durable à la crise qui secoue les régions du Nord du Mali. En outre, l’insécurité persistante dans plusieurs zones de notre pays est au moins partiellement la résultante du jeu trouble et troublant de certaines puissances vis-à-vis des groupes armés séparatistes ou djihadistes à l’origine de crise secouant le Septentrion malien.

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