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Déclaration de la CNAS-Faso Hèrè sur l’aggravation de l’insécurité au Mali

        Tout en rappelant que la sécurité des personnes des populations est un devoir essentiel de tout Etat, le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè (Convention Nationale pour une Afrique Solidaire) exprime sa vive préoccupation face à la détérioration de la situation sécuritaire dans notre pays et l’incapacité manifeste des pouvoirs publics à concevoir et à mettre en œuvre une stratégie efficace de neutralisation de divers groupes terroristes, djihadistes et de grands bandits semant la désolation dans toutes les zones du Mali.

     La CNAS-Faso Hèrè note en outre que, en plus des narcotrafiquants et des séparatistes armés, le grand banditisme enfourche désormais lui aussi la trompette du djihadisme pour perpétrer des actes ignobles contre de paisibles populations, des leaders locaux, les Forces Armées et de Sécurité et des symboles de l’Etat à travers le Mali.

Enfin, le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè relève que les évènements survenus à Banamba dans la nuit du dimanche 6 novembre 2016 démontrent que la corruption de certains agents publics, quoique minoritaires, tapis notamment au sein de l’appareil judiciaire et sécuritaire nourrit le terrorisme et le grand banditisme.

   Face à l’aggravation de l’insécurité à travers le pays et tout en réitérant son soutien aux Forces Armées et de Sécurité confrontées à des menaces nouvelles et changeantes, le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè engage instamment les pouvoirs publics à:

    Repenser de fond en comble le système de défense et de sécurité du pays, y compris la capacité nationale d’anticipation, d’alerte précoce et de réaction rapide ;
    Améliorer, à tous les niveaux, la qualité de l’encadrement et de la motivation patriotique des Forces Armées et de Sécurité ;
    Eradiquer la corruption et la vénalité dans tous les secteurs de la vie publique, y compris au niveau de l’appareil judiciaire et des services de sécurité ;
    Criminaliser le djihadisme ainsi que l’apologie du djihadisme et du terrorisme ;
    Renforcer l’arsenal juridique de répression du banditisme en considérant comme circonstance aggravante la simulation du djihadisme ;
    Organiser au niveau des localités et des quartiers un système de veille citoyenne favorisant une meilleure collaboration entre les populations et les services de renseignement.

                                       Bamako, le 10 novembre 2016

                                       Pour le Bureau Politique National

                                      Le Secrétaire Général

                                       L’Ingénieur Soumana Tangara