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Communiqué de presse de la CNAS-Faso Hèrè condamnant l’odieux massacre de civils à Ogossagou, cercle de Bankass

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Le Bureau Politique National de la Convention Nationale pour une Afrique Solidaire (CNAS-Faso Hèrè) exprime sa profonde indignation face à l’odieux massacre perpétré à Ogossagou le samedi 23 mars 2019 par des hordes criminelles contre de paisibles populations civiles. Cet acte ignominieux, qui a fait plus d’une centaine de victimes et de nombreux blessés, vient tragiquement allonger la longue et macabre liste de pertes en vies humaines, de destruction du tissu économique et de dislocation du tissu social et culturel dans une zone naguère caractérisée par une coexistence harmonieuse entre diverses communautés et divers modes de production et d’activités socio-économiques. 

Les douloureux évènements de Ogossagou traduisent l’échec du ‘’plan de sécurisation du Centre’’ et engagent la responsabilité des pouvoirs publics au plan national, régional et local. Ils doivent interpeller aussi la conscience de tous les maliens et de toutes les maliennes soucieux de voir notre pays retrouver rapidement la voie de l’unité et de la concorde nationales. A l’unisson, toutes les Forces Vives de la Nation doivent condamner sans appel l’indicible furie criminelle qui vient de s’abattre sur cette localité du cercle de Bankass et exiger que les auteurs, commanditaires et complices en soient activement recherchés et punis avec toute la rigueur de la loi.
Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè présente ses condoléances les plus émues aux familles durement éplorées et souhaite prompt rétablissement aux blessés.
La CNAS-Faso Hèrè attire l’attention de tous nos compatriotes sur l’impérieuse nécessité pour notre Peuple de se ressaisir au moment où des forces plus ou moins obscures et leurs alliés locaux et extérieurs veulent l’entraîner au bord du précipice. Tout en reconnaissant que le changement climatique contribue à intensifier la compétition pour l’accès aux ressources économiques et leur contrôle (eaux, terres de cultures ou d’élevage, aires de chasse ou de pêche, etc., etc.), aucun segment de notre population n’a rien à gagner d’une guerre fratricide entre communautés. Il urge donc de tout mettre en œuvre pour ramener sans délai la paix des cœurs et des esprits dans un environnement de sécurité pour tous et pour chacun sous l’égide d’un Etat central fort, impartial, présent, proactif et non prédateur.


Bamako, le 23 mars 2019
Pour le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè
Le Secrétaire Général

Soumana Tangara