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COMMUNIQUE DE PRESSE REJETANT LE PROJET DE LOI REVISANT LE CODE ELECTORAL

  Le Bureau Politique National de la Convention Nationale pour une Afrique Solidaire (CNAS-Faso Hèrè) condamne sans appel le projet de loi soumis par le Gouvernement et appelle l’Assemblée Nationale à le rejeter.
 En effet, en portant à FCFA 35 millions, soit plus de 200 fois le revenu moyen per capita au Mali et beaucoup plus qu’en Côte d’Ivoire et au Gabon, le montant de la caution exigée pour être candidat à l’élection présidentielle, le projet de nouveau Code Electoral transforme le régime démocratique malien en une ploutocratie censitaire et ce, au mépris des valeurs de la Révolution Populaire du 26 mars 1991.
 En augmentant le nombre de députés dont le parrainage est exigé et en réservant ce privilège exorbitant aux seuls Conseillers Nationaux à l’exclusion des Conseillers communaux, le projet de nouveau Code Electoral vise à barrer la route aux candidats porteurs de changement et à restreindre arbitrairement l’éventail de choix offert au Peuple malien. En outre, en perpétuant la création d’une caste de « Grands Electeurs » en violation flagrante de la Constitution du 12 janvier 1992 comme l’avait estimé la Cour Constitutionnelle en 2006 déjà, le projet de nouveau Code Electoral aggrave la corruption des élites politiques et représente une menace réelle, grave et imminente sur l’enracinement, voire la survie, de la démocratie au Mali.
 En outre, en prévoyant la possibilité que le même scrutin soit organisé en des moments différents suivant les localités, le projet de révision du Code Electoral contribue à aggraver les risques de partition du pays qui sous-tendent déjà l’Accord anti national d’Alger. Enfin, le projet gouvernemental viole les instruments pertinents de l’Union Africaine et de la CEDEAO interdisant toute modification non consensuelle de la loi électorale à moins de six mois des scrutins.
Tout en rappelant que c’est la Transition Démocratique de 1991-1992 qui a institué le cadre de concertations périodiques entre le Gouvernement et la classe politique, le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè engage l’Assemblée Nationale à exiger du Gouvernement qu’il revoie sa copie et avant la soumettre audit cadre de concertation avant toute nouvelle saisine du Parlement.      
  Enfin, notant que le régime issu des élections générales de 2013 a manifestement tourné le dos aux valeurs du 26 mars, le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè invite l’ensemble des forces patriotiques, républicaines, démocratiques et progressistes à redoubler de vigilance et de détermination pour faire échec aux velléités boulimiques d’une caste politico-familiale ambitionnant de perpétuer sa mainmise sur l’appareil d’Etat au détriment du Peuple malien.

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Communiqué de presse de la CNAS-Faso Hèrè

Le Bureau Politique National et l’ensemble des militants et militantes de la CNAS-Faso Hèrè (Convention Nationale pour une Afrique Solidaire) ont appris avec une indicible tristesse la terrible nouvelle du décès du Doyen Amadou Seydou Traoré ce jour 4 septembre 2016 à Bamako.
  A la famille durement éplorée, la CNAS Faso-Hèrè présente ses condoléances les plus émues.
 Survenant moins de trois semaines avant le 56ème anniversaire de l’accession de notre pays à l’Indépendance, la disparition du Doyen Amadou Seydou Traoré, compagnon de lutte du Président Modibo Keïta, intrépide militant de la cause de la dignité africaine et infatigable défenseur des intérêts du Peuple malien, représente une perte incommensurable pour les forces patriotiques, républicaines et démocratiques en ces temps de graves incertitudes pour l’avenir du Mali et de l’Afrique.
  Dix années de détention arbitraire dans les geôles sahariennes de la junte militaire qui a fait irruption sur la scène politique ce funeste jour du 19 novembre 1968 n’ont pas réussi à briser l’engagement légendaire du Doyen Amadou Seydou Traoré pour les causes justes. Véritable bibliothèque vivante pour les nouvelles générations et bravant le poids des ans , le Doyen Amadou Djicoroni a été sur tous les fronts pour la sauvegarde et la défense de l’héritage politique et moral des illustres dirigeants de la Ière République qui ont, contre vents et marées, jeté les bases de la construction nationale et de l’édification d’une société de progrès, de justice sociale et de dignité pour le Peuple militant du Mali dans le cadre d’une Afrique libre, unie et prospère réclamant toute sa place dans le concert des Nations.
   Son exemple restera une source intarissable d’inspiration pour l’ensemble des forces patriotiques et démocratiques dans la lutte pour la sauvegarde des valeurs du 22 septembre 1960 et de la Révolution du 26 mars 1991 dans le contexte de la crise multidimensionnelle qui continue de mettre en péril l’intégrité territoriale et la souveraineté de notre chère patrie, le Mali.   
      Le Bureau Politique National et l’ensemble des militants et militantes de la CNAS-Faso Hèrè prient pour le repos éternel de l’âme de l’illustre disparu.
     Que Dieu le Tout Puissant et Miséricordieux l’accueille en Son Paradis ! Amen !

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Déclaration de la CNAS-Faso Hèrè sur l’Opération de déguerpissement des commerçants détaillants des artères de Bamako

  Ces derniers jours, les pouvoirs publics ont lancé l’Opération Bulldozer destinée à assainir certaines artères de Bamako et à faire déguerpir les commerçants, artisans et autres opérateurs économiques occupant la voie publique.
  Tout en déplorant le drame humain et social aux conséquences économiques désastreuses que vivent les victimes directes et indirectes de ladite Opération, le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè (Convention Nationale pour une Afrique Solidaire) note que l’occupation anarchique de la voie publique est la conséquence directe non seulement de l’affaissement de l’Etat et de son autorité, mais aussi et surtout de l’absence, notamment depuis 1969, d’une véritable politique nationale  de développement économique  et social volontariste mais réaliste, spatialement équilibré, encourageant le secteur productif et bénéficiant d’abord au Peuple malien.
  En effet, l’exode rural massif qui vide les campagnes en débouchant sur une augmentation de l’armée de chômeurs ainsi que sur une ruralisation plutôt qu’une urbanisation de Bamako ne résulte ni d’une augmentation de la productivité agricole ni d’une demande de main d’œuvre pour des secteurs productifs en milieu urbain et semi-urbain.
 La crise de l’agriculture, notamment celle de la petite exploitation familiale, amplifiée par la ruée vers l’orpaillage traditionnel et l’accaparement des terres par des spéculateurs, l’absence de toutes perspectives pour la jeunesse rurale et urbaine, le contrôle de l’essentiel du secteur moderne – télécommunications, mines, banques et assurances, construction et travaux publics, agrobusiness, etc., etc. – par des intérêts étrangers, l’absence de toute politique industrielle de transformation de produits du primaire et de promotion des exportations de produits finis ou semi-finis, la prime à l’affairisme et aux affairistes aux dépens de véritables entrepreneurs et capitaines d’industrie et du commerce, l’absence de politiques et programmes d’adaptation au changement climatique ainsi que l’impunité pour la petite et grande corruption, y compris dans la gestion des marchés de Bamako, ont alimenté et continuent d’alimenter l’explosion du secteur informel en dehors de toute mesure d’accompagnement.
A ce secteur informel visible jouant à certains égards un rôle de soupape de sécurité économique, sociale et politique, s’ajoute aussi un secteur informel souterrain souvent fortement criminalisé présentant une menace sérieuse pour l’avenir démocratique du Mali en raison de l’influence de l’argent dans le jeu politique et électoral dans notre pays.
 Pour couronner le tout, s’installe une mentalité corrosive pour la cohésion sociale marquée par le fétichisme de l’argent facile et basée sur le leitmotiv suivant : ‘’Chacun pour soi, Dieu pour personne !’’.  
  En rappelant que le bulldozer peut servir à la fois à détruire et à construire, le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè estime que la réhabilitation de la planification du développement économique et social dans le cadre d’une politique volontariste d’aménagement du territoire, de promotion du développement rural en vue de rééquilibrer les termes de l’échange interne entre la ville et la campagne, de transformation industrielle des matières premières locales avant exportation, d’incitation à l’investissement productif pour l’emploi et de soutien actif de l’Etat aux véritables entrepreneurs nationaux qui soient capables de soutenir la compétition régionale et internationale est aujourd’hui plus nécessaire que jamais. La réhabilitation de l’école malienne, du travail productif, du mérite, de la performance et de l’esprit d’entreprise ainsi que la lutte résolue contre la corruption, l’affairisme et l’accaparement des terres rurales doivent servir de socle à la modernisation et à l’assainissement des circuits commerciaux. Hors le retour aux Plans Quinquennaux de développement, l’effort d’assainissement des voies publiques, notamment à Bamako risque de n’être que la version malienne du supplice de Tantale, savoir, un éternel recommencement sans résultats durables.
 Enfin, le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè engage les pouvoirs publics à mettre rapidement en place un programme intérimaire d’urgence visant à une prise en charge psychologique et, le cas échéant, à une reconversion économique et sociale des victimes de l’Opération Bulldozer afin d’éviter toute récupération par des groupes terroristes et pseudo-djihadistes au Mali et dans la sous-région.      
Le Mali pour tous, des chances égales pour chacun!

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Communiqué de presse de l’ADPS condamnant l’attaque terroriste perpétrée ce jour contre le camp militaire de Nampala

L’ADPS (Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de crise) condamne avec la dernière rigueur l’attaque barbare dont le camp militaire de Nampala a été la cible à l’aube de ce mardi 19 juillet 2016 de la part de la nébuleuse terroriste et de ses alliés séparatistes.

Elle souhaite prompt rétablissement aux blessés et présente ses condoléances les plus émues aux familles des soldats tombés dans la défense de la patrie ainsi qu’à l’ensemble des Forces Armées et de Sécurité du Mali.

L’ADPS demande aux pouvoirs publics de revoir de fond en comble le programme de formation de l’Armée et de mettre en place un dispositif militaire et sécuritaire adapté aux menaces présentes et futures qui se présentent à notre pays.

Le renforcement de l’outil de défense nationale et la coopération sous-régionale sont un passage obligé pour anéantir la nébuleuse terroriste et ses alliés séparatistes.

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Communiqué de presse de la CNAS-Faso Hèrè sur l’attaque terroriste contre le camp militaire de Nampala

   Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè (Convention Nationale pour une Afrique Solidaire) condamne sans réserve l’attaque terroriste perpétrée contre le camp militaire de Nampala dans les premières heures du mardi 19 juillet 2016.
 Tout en souhaitant prompt rétablissement aux blessés, Il présente ses condoléances les plus attristées aux familles des soldats morts sur le champ de  l’honneur ainsi qu’à l’ensemble des Forces Armées et de Sécurité du Mali.    
   La CNAS-Faso Hèrè invite les autorités compétentes à procéder à une évaluation sérieuse de l’efficacité des programmes de formation dispensés dans le cadre de la remise à niveau de nos Forces Armées à la lumière des menaces immédiates et futures pesant sur la sécurité et l’intégrité territoriale du Mali.
  Elle engage nos concitoyens en uniforme à faire preuve de vigilance maximum en tous lieux et en tous temps et demande à la population une plus étroite coopération en matière de renseignements avec les Forces Armées et de Sécurité de la République du Mali.  

   Enfin, le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè demande instamment aux Etats de la sous-région de renforcer leur coopération et leur solidarité agissante dans la lutte contre la nébuleuse terroriste et ses alliés séparatistes tant la menace est transfrontalière et ne ménage aucun pays.

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