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Déclaration de la CNAS-Faso Hèrè sur les évènements survenus à Kidal le 18 avril 2016

   Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè exprime sa vive préoccupation face aux évènements survenus à Kidal le 4 avril 2016. Tout en présentant ses condoléances les plus émues aux familles des victimes, en souhaitant prompt rétablissement aux blessés et en dénonçant les destructions matérielles, il demande qu’une enquête indépendante et impartiale soit diligentée pour situer toutes les responsabilités dans ces douloureux évènements qui, comme naguère à Gao et quoi que pour des motifs différents, ont coûté des pertes en vies humaines au sein de populations qui demeurent maliennes contre vents et marées.
  C’est le lieu pour la CNAS-Faso Hèrè de saluer à nouveau la mémoire des soldats étrangers tombés depuis 2013 sur le sol malien au titre des différentes forces africaines et internationales.
  Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè estime que les évènements de Kidal doivent, enfin, conduire les différents intervenants internationaux dans la crise qui secoue le Nord et d’autres zones de notre pays à revoir de fond en comble et à modifier leur politique vis-à-vis des groupes armés qui, depuis de longues années déjà, continuent à semer la mort, la terreur et la désolation notamment au sein des populations civiles.
 En effet, les évènements de Kidal démontrent malheureusement que :
 1) la France paie aujourd’hui le prix fort pour son jeu trouble et troublant, voire son compagnonnage à peine voilé à l’égard des groupes séparatistes ainsi que sa décision illégale et politiquement mal inspirée d’empêcher l’Armée malienne d’entrer à Kidal;
 2) la MINUSMA, dont la direction politique et militaire a trop souvent fait montre de complaisance avec les groupes armés, souffre de la naïveté congénitale et de l’inadéquation de ses mandats successifs depuis la résolution 2100 du Conseil de Sécurité de l’ONU et,
 3) le Mali continue à payer cash l’incapacité de ses gouvernants de 2012 à ce jour à assumer le leadership politique et l’appropriation nationale du processus de sortie de crise ainsi qu’à démasquer et à déjouer le marché de dupes proposé par la communauté internationale consistant à vouloir combattre les djihadistes pour simplement remettre en selle les groupes séparatistes.
  La CNAS-Faso Hèrè rappelle qu’elle a fortement recommandé que soit fondamentalement revu et corrigé le mandat de toutes les forces internationales pour en faire des moyens appuyant clairement et efficacement l’action de l’Armée malienne en vue d’éradiquer toutes les forces négatives, savoir, toutes celles mettant en cause la souveraineté du Mali sur ses ressources naturelles, l’intégrité du territoire national ainsi que le caractère républicain, démocratique, laïc et unitaire de l’Etat malien dans ses frontières internationalement reconnues et dans le strict respect de la Constitution du 12 janvier 1992.
  Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè rappelle en outre que notre Parti a toujours estimé que les menaces djihadistes et séparatistes, quoiqu’analytiquement distinctes et se présentant de temps à autre sous des vocables et habillages opportunément changeants, sont en fait organiquement enchevêtrées et indissociables car constituant la même nébuleuse criminelle inspirée par AQMI et opérant suivant un système de vases communicants.  
   La CNAS-Faso Hèrè invite toutes les forces patriotiques, progressistes, républicaines et démocratique à redoubler de vigilance et de mobilisation pour renforcer l’unité et la concorde nationales, reprendre l’initiative politique et mettre en échec tous les plans ouverts ou déguisés de partition du Mali ourdis par des puissances étrangères et leurs valets et sous-traitants nationaux.

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Communiqué de presse sur le séjour médical du Président de la République en France

Le Bureau Politique National de la Convention Nationale pour une Afrique Solidaire (CNAS-Faso Hèrè) souhaite un prompt rétablissement à S.E M. Ibrahim Boubacar Keïta, Président de la République du Mali, présentement en séjour médical en France.

Fait à Bamako, le 17 avril 2016
                             
Pour le Bureau Politique National
Le Secrétaire Général


   
Soumana Tangara

Communiqué de presse - Mission d'Observation Electorale de l'Union Africaine de l'élection présidentielle de Djibouti

Dr Soumana SAKO, Président d'honneur de la Convention Nationale pour une Afrique Solidaire (CNAS-FASO HERE) se rendra à Djibouti, le mardi 05 avril 2016, pour diriger la Mission d'Observation Electorale de l'Union Africaine de l'élection présidentielle de Djibouti prévue le 8 avril 2016. Son retour est prévu pour le 14 avril 2016.

Bamako, le 04 avril 2016
Le Secrétaire Général
Soumana Tangara

 

COMMUNIQUE DE LA CONVENTION NATIONALE POUR UNE AFRIQUE SOLIDAIRE – FASO HÈRÈ (CNAS – FASO HÈRÈ) A L’OCCASION DE LA FÊTE DE PAQUES

COMMUNIQUE DE LA CONVENTION NATIONALE POUR UNE
AFRIQUE SOLIDAIRE – FASO HÈRÈ (CNAS – FASO HÈRÈ)
A L’OCCASION DE LA FÊTE DE PAQUES



            La Convention Nationale pour une Afrique Solidaire (CNAS- Faso Hèrè) adresse ses meilleurs vœux de bonne fête de Pâques à l’ensemble de la communauté chrétienne du Mali.
La  fête de Pâques qui commémore la résurrection de Jésus Christ  est une belle occasion de prier Dieu, le Tout Puissant et Miséricordieux pour que 2016, pour  vous, vos familles et  vos proches soit une année de paix, de prospérité et de réconciliation parfaite  entre tous les maliens.
            La CNAS- Faso Hèrè invite toutes les confessions religieuses à   persévérer dans la voie du pardon, de la cohabitation pacifique, du respect mutuel, de la réconciliation et de la paix chère à notre pays.

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Déclaration de la CNAS-Faso Hèrè à l’occasion du 25ème anniversaire de la Révolution du 26 mars 1991

Déclaration de la CNAS-Faso Hèrè  à l’occasion du 25ème anniversaire de la Révolution du 26 mars 1991
26 mars 1991- 26 mars 2016 : Vingt-cinq ans de construction démocratique!
   Chers compatriotes !


       Le 26 mars 1991, sous la conduite de valeureux hommes et femmes, jeunes et vieux du Mouvement Démocratique, notre Peuple se débarrassait d’une dictature fermée à toute idée d’ouverture politique et incapable d’offrir des perspectives socioéconomiques crédibles à la jeunesse et aux couches laborieuses. Depuis, le Peuple malien a entrepris la difficile mais exaltante et salutaire tâche de construction de l’Etat de droit et de réponse à l’énorme demande sociale.
          D’importants et indéniables progrès ont été engrangés en matière de libertés publiques et individuelles, de libération de la parole politique, d’infrastructures physiques, et d’amélioration des indicateurs socioéconomiques. A maints égards, le bilan global est nettement plus positif que celui des 23 ans de l’Ancien régime. La Constitution démocratique de janvier 1992 a résisté victorieusement aux coups de boutoir des forces hostiles à l’Etat républicain et à ses valeurs fondamentales, tout en servant de point de convergence et de ralliement des forces politiques et sociales anti-putschistes, progressistes et démocratiques.
           Toutefois, force est de reconnaître que d’énormes défis restent à relever. Le Mouvement démocratique, qui s’est très rapidement fissuré sur l’autel des ambitions personnelles, des compétitions électorales et de la course à l’enrichissement personnel par le biais du contrôle de l’appareil d’Etat, ne saurait faire l’économie d’une auto critique face à la persistance, voire l’aggravation de certaines tares qui avaient alimenté la lutte populaire contre la dictature : corruption, crise de l’école et de l’emploi des jeunes, spéculation foncière et accaparement des terres urbaines et rurales, injustice sociale, difficultés d’accès géographique et économique aux services sociaux de base, paupérisation des couches urbaines et rurales, etc.etc.
           La crise du Nord, la montée en puissance des forces anti républicaines, anti-démocratiques et anti-laïcité, sur fond de défaillances des hommes chargés d’animer les institutions de la République, ont fait le lit du coup d’arrêt du 22 mars 2012. La résistance farouche et déterminée des forces anti-putsch a permis de restaurer l’ordre constitutionnel.
 

        Les élections générales de 2013, fortement influencées par les forces putschistes et hostiles à l’Etat républicain, démocratique, laïc et social, ont mis en place un nouveau régime dont la gouvernance à ce jour est largement inadéquate et contribue à aggraver le désarroi des couches laborieuses et à assombrir les perspectives de progrès économique et social auquel aspire profondément notre Peuple.   
         Face aux tentatives frénétiques de réécriture de l’Histoire récente de notre pays, la solution consiste à retrouver les valeurs du 22 septembre 1960 et du 26 mars 1991. La classe politique et la société civile, singulièrement celles issues du Mouvement démocratique, ont une mission historique qu’elles n’ont pas le droit de trahir.
          L’approfondissement du processus démocratique, la refondation de l’Etat et le rétablissement de son autorité au bénéfice exclusif du Peuple, l’appropriation nationale et participative du processus de sortie de crise et de recherche de solutions aux problèmes de la Nation, la restauration complète de l’intégrité territoriale et la recherche de solutions crédibles et durables à la récurrente crise du Nord, la recherche de solutions concrètes, crédibles et durables aux énormes difficultés de vie des populations urbaines et rurales, la refondation de l’Ecole et la recherche de solutions efficaces et durables au chômage des jeunes, la lutte contre la corruption et l’impunité, la libération de l’énorme génie créateur de notre jeunesse, des travailleurs des villes et du monde rural et de nos opérateurs économiques, l’émancipation complète de la femme, la reconstruction de l’outil de la Défense et de Sécurité, la réconciliation nationale sur base de la justice et de la vérité, la sauvegarde de nos valeurs sociétales positives dans l’ouverture ordonné sur le monde extérieur et la lutte contre l’obscurantisme, la prise en compte effective du changement climatique, la modernisation et la diversification de notre économie au profit du Peuple, la consolidation de l’unité nationale si chère au Président Modibo Keïta et à ses illustres compagnons de la lutte pour l’Indépendance, l’unité africaine et l’édification d’une économie nationale indépendante et planifiée, figurent dans la liste des priorités de l’heure autour desquelles doivent se construire une vaste convergence et l’unité d’action des forces de progrès.
         Cet agenda pour la refondation démocratique globale et la prospérité partagée ne peut être conduit et mis en œuvre que par un Etat central fort sous le leadership éclairé et efficace d’hommes et de femmes patriotes, pétris des valeurs du 22 septembre 1960 et du 26 mars 1991, bénéficiant de la confiance du Peuple, compétents, moralement intègres et capables de défendre la souveraineté de l’Etat sur nos ressources naturelles et face aux enjeux géostratégiques d’aujourd’hui et de demain.
 
      Gloire éternelle aux martyrs de la lutte de notre Peuple pour l’Indépendance véritable et la démocratie réelle!
      Vive la République du Mali, démocratique, laïque, sociale et unitaire!
       Pour construire le Mali de nos rêves et de nos ambitions, donnant des chances égales à tous ses enfants dans une Afrique unie, prospère et réclamant sa place, toute sa place, dans le concert des nations libres et solidaires, retrouvons ce qui nous grandit! 

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