Accueil

Communiqué de presse de l’ADPS condamnant l’adoption par l’Assemblée Nationale du projet de révision de la Constitution démocratique du 12 janvier 1992

   L’Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de crise (ADPS) condamne sans réserve l’adoption par l’Assemblée Nationale du projet de révision de la Constitution démocratique du 12 janvier 1992.
   Alors que le Peuple attendait d’eux un sursaut patriotique, les députés de la Mouvance présidentielle ont préféré donner leur onction à un projet contraire aux idéaux et aux valeurs du 22 septembre 1960 et du 26 mars 1991. Ce faisant, ils ont pris une lourde responsabilité devant le Peuple et devant l’Histoire.
   L’ADPS renouvelle son appel à une vaste mobilisation des Forces Vives de la Nation pour faire échec à cette nouvelle étape du complot contre l’intégrité territoriale et la souveraineté du Mali et sauvegarder les acquis démocratiques face à l’assaut des forces restauratrices, obscurantistes, séparatistes et néocoloniales.
                                Bamako, le 5 juin 2017
                                Pour le Directoire de l’ADPS
                                Le Conseiller Politique
 
                                Nouhoun Sarr

Communiqué de Presse de la CNAS-Faso Hèrè sur l’adoption du projet de révision constitutionnelle par l’Assemblée Nationale

      Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè dénonce et condamne avec véhémence l’adoption par l’Assemblée Nationale du projet de révision de la Constitution démocratique du 12 janvier 1992.
      Après la signature voilà deux ans de cet acte de démission nationale que représente l’Accord d’Alger, la date du 3 juin 2017 marque une nouvelle étape dans le processus de démantèlement de l’unité nationale et de l’ordre démocratique par le régime issu des élections générales de 2013.
     En approuvant le projet démocraticide, anticonstitutionnel au regard de l’article 118, budgétivore, mal inspiré, totalement inopportun et  qui vise à restaurer l’ordre sociopolitique colonial, satisfaire les revendications de groupes armés esclavagistes et racistes dépourvus de toute légitimité interne et plier l’échine face aux injonctions des commanditaires étrangers de la rébellion séparatiste, les députés de la Mouvance présidentielle ont ainsi raté un important rendez-vous avec l’Histoire qui leur donnait l’occasion de démontrer que l’Assemblée Nationale n’était pas une chambre d’enregistrement.
    Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè engage les forces patriotiques, républicaines, démocratiques et progressistes à redoubler de mobilisation et d’unité d’action pour sauvegarder l’ordre démocratique, l’intégrité territoriale et la souveraineté du Mali ainsi que l’unité nationale en faisant échec au référendum prévu par le Gouvernement.

Le Mali pour tous, des chances égales pour chacun!
Bamako, le 5 juin 2017
Pour le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè
Le Secrétaire Général

Soumana Tangara

Déclaration de l’ADPS sur la situation politique, sécuritaire, économique et sociale au Mali

Introduction :
        Il y a trois ans, l’Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de crise (ADPS) organisait une conférence de presse sur la situation politique, économique, sociale et sécuritaire de la République du Mali. Tout en précisant à l’époque –soit moins de 12 mois après l’investiture de l’actuel Président de la République- qu’il était prématuré de dégager des tendances générales, a fortiori de dresser un bilan du régime issu des élections générales de 2013, l’ADPS tirait déjà la sonnette d’alarme sur les dérives de la gouvernance politique, économique, financière, sociale et sécuritaire, y compris l’absence d’une vision et d’une approche stratégique des défis auxquels la Nation et l’Etat républicain, démocratique et laïc étaient confrontés. En outre, l’ADPS mettait en exergue les contradictions plombant le régime, y compris celles liées à l’influence déterminante des parrains intérieurs (putschistes et forces obscurantistes instrumentalisant la religion dominante à des fins politiciennes, etc., etc., …) et extérieurs (ex-puissance coloniale et autres acteurs aux agendas troubles) et pouvant affecter négativement la gestion des affaires publiques et des ressources de l’Etat.
     A l’époque, l’ADPS avait clairement fait savoir que, bien que ne disposant d’aucun député à l’Assemblée Nationale, le regroupement politique et ses membres étaient « fermement engagés à apporter leur contribution au débat sur les grands enjeux de la Nation…soit pour critiquer et dénoncer de manière constructive mais ferme et sans ambiguïté, soit pour faire des propositions et recommandations politiquement désintéressées, soit pour mettre en garde et tirer la sonnette d’alarme chaque fois que la République et les intérêts du Peuple seront menacés ou en voie de l’être ». Cette ligne de conduite responsable et engagée est restée constante car n’obéissant à aucune motivation politicienne et solidement ancrée dans nos traditions de combat pour le Peuple et les causes justes.
      Trois ans plus tard, force est de constater l’échec du régime issu des élections générales de 2013 non seulement dans la résolution de la crise du Nord, mais aussi dans tous les domaines déterminants pour le présent et l’avenir du Mali. Loin d’avoir apporté ne serait-ce que des pistes de solution pour une sortie crédible et durable de la crise multidimensionnelle qui secoue le Mali bien au delà du Septentrion, le régime actuel s’embourbe dans des sentiers solitaires, chaotiques, boueux et hasardeux mettant en cause l’unité nationale, l’intégrité territoriale et la souveraineté du Mali ainsi que le caractère républicain, démocratique, laïc et unitaire de l’Etat, la paix sociale, la relance économique et les intérêts des générations futures.
      La présente Déclaration porte sur les thématiques suivantes:
-    la gestion de la crise du Nord et l’aggravation de l’insécurité;
-    le projet de révision constitutionnelle;
-    le nouveau Gouvernement et, enfin,
-    l’état de l’économie et la dégradation du climat social.

A)    De la gestion de la crise du Nord et l’aggravation de l’insécurité:
               En foulant aux pieds le principe sacro-saint d‘appropriation nationale du processus de sortie de crise, le régime issu des élections générales de 2013 poursuit sa fuite en avant en liaison avec l’agenda de l’ex-puissance coloniale et de certains parrains salafistes de divers groupes armés écumant le Nord et d’autres zones du Mali.
            C’est le lieu de rappeler que, rentré précipitamment de Paris, le Président de la République prononçait une allocution radiotélévisée consacrée officiellement à la mutinerie du 30 septembre 2013 ayant secoué Kati, siège de l’ex-junte qui a contribué de manière décisive à le porter au pouvoir, dans lequel il annonçait, tel un cheveu dans la soupe, que « les populations de toutes les régions du Mali seront mises en totale responsabilité de leur développement » !  A l’époque, beaucoup de nos compatriotes s’étaient focalisés sur la phrase présidentielle suivant laquelle «  Kati ne fera plus peur à Bamako, en tous cas pas à Koulouba », passant en réalité à côté de « l’os de la parole ». En effet, le message essentiel que le Chef de l’Etat voulait transmettre au Peuple malien, se trouvait dans cette autre phrase : « les populations de toutes les régions seront mises en totale responsabilité de leur développement »! Ainsi donc, sous le couvert de décentralisation poussée (notion vague, s’il en est), vite relayée par le concept de régionalisation et une interprétation abusive du principe de libre administration des collectivités, le Président de la République annonçait déjà les couleurs du futur Accord d’Alger, l’Accord de la démission nationale violant la Constitution du Mali car introduisant un système confédéral sans le nom et préparant le lit juridique, politique et diplomatique de la partition du Mali, de la remise en cause de la laïcité de l’Etat ainsi que des valeurs cardinales de la République et de la Démocratie. Dans le même ordre d’idées et dans la même foulée, c’est de retour de la « Métropole » que le Président de la République a , en l’espace de  quelques semaines seulement, organisé en fin octobre et début novembre 2013 de soit disant « Assises du Nord » et un séminaire sur la décentralisation marqué par la présence ostentatoire d’un fort contingent d’ « experts » de l’ex-puissance coloniale conduit par M. Charles Josselin, ancien ministre de la Coopération. La trame du futur Accord d’Alger était ainsi posée sous forte influence de l’ex-puissance colonisatrice et sans aucune implication réelle du Peuple et de la représentation parlementaire nationale.

Lire la suite : Déclaration de l’ADPS sur la situation politique, sécuritaire, économique et sociale au Mali

Déclaration de la CNAS-Faso Hèrè sur la cascade de grèves illimitées dans divers secteurs de la vie nationale

      Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè (Convention Nationale pour une Afrique Solidaire) exprime sa vive préoccupation face à l’avalanche de grèves illimitées dans divers secteurs névralgiques de la vie nationale au Mali et au mutisme assourdissant des pouvoirs publics devant la détresse populaire qui en découle et l’impact économique, humain et social qu’elles occasionnent. La détérioration du climat social qui en résulte dénote le manque de prévoyance et le pilotage à vue caractérisant le mode de gouvernance du régime actuel.
     Tout en rappelant que le dialogue social, à ne pas confondre avec la prise en otage de l’Etat et du Peuple par des intérêts corporatistes, le droit de grève assorti de l’obligation légale du service minimum et le droit des citoyens à l’information sont une composante essentielle du jeu démocratique, la CNAS-Faso Hèrè exhorte les autorités nationales et les partenaires sociaux à rechercher sans délai des réponses adéquates, crédibles, durables et globales aux revendications syndicales en tenant compte des orientations suivantes :
1)    Amélioration significative mais progressive des conditions de vie et de travail de tous les agents civils et militaires de l’Etat en fonction a) des possibilités financières à court, moyen et long terme de l’Etat ; b) de la nécessité d’établir un ratio convenable entre dépenses de consommation et dépenses d’équipement dans la budget de l’Etat et c) d’une gestion rigoureuse de l’économie nationale, les comparaisons internationales devant se baser non pas sur les revenus et prix nominaux mais plutôt sur le concept de pouvoir d’achat;
2)    Adoption de critères de performance individuelle et collective et d’un baromètre mesurant la qualité et la transparence du service public ainsi que le degré de satisfaction des usagers;
3)     Adoption et mise en œuvre de réformes structurelles endogènes, y compris au niveau de tous les secteurs de l’Administration publique, axées sur l’efficacité économique et la justice sociale, favorisant les gains de productivité, le travail bien fait, la fin de l’impunité ainsi que l’obligation de résultat pour tous les agents de l’Etat;
4)    Adoption d’un Pacte Social Global encadrant le dialogue social et la gestion des revendications et,
5)    Renforcement des capacités de négociations sociales des cadres des ministères, notamment ceux en charge du Travail, des Finances et de la Fonction Publique.   

   Tout en invitant la classe politique à ne pas céder à la tentation facile d’une exploitation politicienne de la détresse sociale, la CNAS-Faso Hèrè rappelle que le maintien d’un climat serein et apaisé indispensable à la relance économique et au progrès social est de la responsabilité première du Président de la République et de son Gouvernement.  

Lire la suite : Déclaration de la CNAS-Faso Hèrè sur la cascade de grèves illimitées dans divers secteurs de la...

Déclaration de l’Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de Crise (ADPS) à l’occasion du 26ème anniversaire de la Révolution du 26 mars


  26 mars 1991-26 mars 2017 !
   Voilà 26 ans, au prix de mille sacrifices, le Peuple militant du Mali mettait fin à une dictature de 23 ans et instaurait un régime démocratique fondé sur le multipartisme et l’Etat de droit. En plus de la quête de libertés démocratiques fondamentales, le Peuple malien aspirait fortement à la justice sociale, à une gestion transparente des ressources et des affaires publiques, à l’édification d’une économie de progrès libérant les initiatives créatrices publiques comme privées au bénéfice de toutes les régions, de toutes les couches urbaines et rurales et de la diaspora ainsi qu’à des solutions crédibles et durables aux crises qui ont servi de détonateur à la Révolution populaire, savoir : crise de l’école, chômage des jeunes, difficultés de vie et paupérisation des couches urbaines et rurales, corruption des élites politique, bureaucratique et militaire, etc. etc. .
  Depuis, sous l’égide de la Transition démocratique 1991-1992 et de la IIIème République qu’elle a portée sur les fonds baptismaux, le Peuple malien a accompli des progrès indéniables, notamment dans le domaine des libertés publiques et individuelles ainsi qu’en matière d’infrastructures socioéconomiques de base et de communications.
   Toutefois, des défaillances notoires dans le choix des hommes et des femmes chargés d’animer les institutions républicaines et de graves dérives dans l’exercice du pouvoir, notamment en matière de gouvernance politique, économique et financière, de pratiques électorales mafieuses, de petite et grande corruption ainsi que dans l’appréciation et la gestion des risques sécuritaires ont sérieusement sapé l’autorité politique et morale de l’Etat, entamé la confiance des citoyens dans la République et nourri la propagande et les velléités restauratrices des milieux anti-démocratiques, antirépublicains et obscurantistes.  
      Le coup d’Etat d’inspiration fasciste et restauratrice du 22 mars 2012 ainsi que l’occupation des deux-tiers du pays par une nébuleuse de séparatistes, de djihadistes et de terroristes sur fond de divers crimes organisés transfrontaliers, le tout assaisonné à la sauce d’une vicieuse propagande anti-démocratique et antirépublicaine exploitant le désarroi des couches populaires, ont mis en péril la République, la démocratie, la laïcité de l’Etat, l’intégrité du territoire national et l’existence même de la Nation.
  A la suite d’une transition chaotique 2012-2013 dans la conduite de laquelle l’esprit et les valeurs du 26 mars 1991 n’avaient aucune place, les élections générales de 2013, dont le calendrier a été fixé sur diktat de l’ex-puissance colonisatrice,  furent marquées de façon déterminante par l’influence corrosive d’un conglomérat obscurantiste de putschistes et de politiciens de type nouveau abusivement drapés du manteau de la religion.
  C’est donc sans surprise que, depuis 2013, se met en place un système de mauvaise gouvernance politique, économique, financière et sociale dont les conflits intercommunautaires et la cascade de grèves illimitées secouant plusieurs  secteurs vitaux de la Nation ne sont que l’un des symptômes les plus patents.
  Avec l’Accord d’Alger instaurant un système confédéral qui ne dit pas son nom et dans un mépris souverain pour le Peuple et ses institutions républicaines, le régime issu des élections générales de 2013 a créé les conditions politiques, juridiques et diplomatiques d’un risque réel de partition du Mali sur fond de rivalités extérieures pour le contrôle des importantes ressources stratégiques, y compris le solaire et les immenses réserves d’eaux souterraines.
  Pour couronner le tout, en l’absence de toute initiative majeure visant à relancer l’économie, à répondre à l’énorme demande sociale, à moraliser la gestion des affaires et des ressources publiques, à renforcer les Forces Armées et de Sécurité, à restaurer la souveraineté de l’Etat malien et sa crédibilité nationale et internationale, à restaurer et magnifier le civisme et le patriotisme, à conforter nos valeurs positives de société dans l’ouverture maîtrisée sur le monde extérieur et à enclencher une réconciliation nationale réelle, saine et durable car fondée sur la vérité et la justice, là où ses parrains putschistes ont échoué par la voie des baïonnettes, le régime issu des élections générales de 2013 s’emploie maintenant à vouloir casser la Constitution démocratique du 12 janvier 1992 pour y substituer une dictature s’appuyant sur précisément les mêmes forces sociales conservatrices et le même ordre politique d’exploitation et d’oppression du Peuple entretenus par la colonisation et dont notre Peuple s’est débarrassé en 1957 et, surtout, le 22 septembre 1960.
  Dans une fuite en avant effrénée pour mettre en œuvre l’Accord de la démission nationale que représente l’Accord d’Alger, de Conseil extraordinaire des ministres en session extraordinaire de l’Assemblée nationale, le régime actuel persiste dans sa volonté sournoise de saper les principes de la République, de la démocratie, de la laïcité de l’Etat et de l’unité nationale.
       Mais qu’il soit clair pour tout le monde, y compris l’ex-puissance coloniale qui rêve de faire marche arrière à la roue du 22 septembre 1960, du 20 janvier 1961 et du 26 mars 1991 : si jamais l’Assemblée nationale abdique ses responsabilités face à la Nation, le Peuple malien réservera un résultat tout aussi extraordinaire au projet de referendum concocté par le régime actuel et destiné à ranger la Révolution du 26 mars et sa Constitution démocratique dans les oubliettes de l’Histoire.
  Aujourd’hui comme hier, seule la fidélité à l’esprit et aux valeurs du 26 mars 1991 peut et doit servir de lanterne et de balise pour une sortie durable de crise. Seul un vaste regroupement des forces patriotiques, républicaines, démocratiques et progressistes, couronné par un Congrès extraordinaire du Peuple malien, assurera la victoire du Peuple lors des élections générales de 2018. Ayant pris l’initiative de la création du Front Populaire le 6 juin 2016, l’ADPS y convie toutes les Forces Vives de la Nation, de l’intérieur comme de la diaspora.  
  Gloire éternelle aux martyrs du 26 mars 1991!
 Vive le Peuple malien !
 Vive la République !

Lire la suite : Déclaration de l’Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de Crise (ADPS) à l’occasion du...