Communiqué de presse de la CNAS-Faso Hèrè sur la mise en place d’un nouveau Gouvernement en République du Mali

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Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè (Convention Nationale pour une Afrique Solidaire) prend note de l’annonce de la mise en place d’un nouveau Gouvernement intervenue le dimanche 5 mai 2019. Si la nouvelle équipe gouvernementale comprend quelques rares personnalités au patriotisme avéré, elle regroupe aussi, et à des postes-clé, des membres plus soucieux de plier l’échine devant certains « partenaires extérieurs » que de défendre et faire prévaloir la souveraineté et les intérêts fondamentaux du Peuple malien.
Avec 38 ministres, ledit Gouvernement s’avère outrageusement pléthorique pour un Etat confronté à de sérieuses difficultés financières et un pays acculé par d’énormes défis de développement socioéconomique. En outre, avec de gros risques de chevauchement et de duplication qui sont autant de sources de conflits d’attributions et d’inefficacités, l’impulsion et la coordination de l’action gouvernementale n’en seront que d’autant plus problématiques.
La CNAS-Faso Hèrè relève que le Gouvernement du 5 mai 2019 foule aux pieds la loi sur le genre. Il est censé reposer sur un soit disant ‘’Accord Politique ‘’ qui n’est rien d’autre qu’un inventaire purement descriptif et incomplet des difficultés auxquelles le Mali est confronté mais n’offrant aucun diagnostic fiable ni, a fortiori, de pistes de solutions efficaces, crédibles et durables.
Le Bureau Politique National du Parti de l’Avant-garde consciente du Peuple malien note que l’un des objectifs explicitement assignés au Gouvernement du 5 mai 2019 consiste en la mise en œuvre de l’Accord antinational d’Alger, lequel est rejeté par le Peuple car proposant une Confédération comme antichambre de la partition au profit d’un groupe minoritaire, esclavagiste, raciste et féodal soucieux de conserver une position dominante et des prébendes étouffant toute possibilité d’émancipation et de progrès pour l’écrasante majorité des jeunes et des femmes du Septentrion malien. La CNAS-Faso Hèrè demeure convaincue que seul un Etat central fort, éloigné de toutes expérimentations hasardeuses d’une soit disant « régionalisation », est à même de conduire dans ledit Septentrion les importantes réformes politiques, économiques et sociales requises pour éradiquer les survivances féodales, esclavagistes et racistes insidieusement encouragées déjà pendant la colonisation par l’ex-puissance colonisatrice et faisant le lit de récurrentes rébellions armées qui n’ont aucune place dans le système démocratique quoiqu’imparfait qui prévaut au Mali.


Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè met solennellement en garde le Président de la République et son Gouvernement du 5 mai 2019 contre tout tripatouillage de la Constitution démocratique du 12 janvier 1992 avec l’intention explicite de restaurer l’ordre sociopolitique colonial que le Peuple malien, sous le leadership patriotique et inébranlable du Président Modibo Keïta a, le 22 septembre 1960, vaillamment jeté dans la poubelle de l’Histoire. Issue de la Conférence Nationale souveraine tenue à Bamako du 29 juillet au 12 août 1991, ladite Constitution a été écrite avec le sang des martyrs du 26 mars et de la lutte pour l’Etat de droit et la justice sociale. Tout comme en 2017 sous la bannière de l’héroïque Plateforme populaire An Tèè A Banna, le Peuple malien saura défendre victorieusement sa Constitution démocratique et faire échec aux plans diaboliques des forces hostiles aux valeurs fondamentales et aux principes immuables de la République.
La CNAS-Faso Hèrè exhorte les Forces Vives de la Nation à redoubler de vigilance et de détermination pour défendre l’unité nationale, l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Etat républicain, démocratique, laïc, social, unitaire et indivisible du Mali.
Le Mali pour tous, des chances égales pour chacun/chacune !

Bamako, le 6 mai 2019
Pour le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè
Le Secrétaire Général

Soumana Tangara