Addendum à la Déclaration lue lors du Point de presse du 30 mai 2019 à l’occasion de l’An 8 de la CNAS-Faso Hèrè

       Alors que le camp pro-putsch cherchait à utiliser la convocation des Concertations nationales prévues par l’Accord cadre du 6 avril 2012 comme un stratagème pour remettre en cause l’ordre constitutionnel et remettre la junte et alliés en selle, la CNAS-Faso Hèrè et ses partenaires regroupés au sein de l’ADPS ont, par une double action, fortement contribué à faire échec à ce plan. Ainsi, alors que la junte et ses alliés cherchaient diviser le camp anti-putsch, le Président de l’ADPS a, dans son discours d’ouverture du 1er Round du Processus de Table Ronde des Forces Vives de la Nation tenu le 1er décembre 2012 au Sofitel l’Amitié de Bamako, déclaré sans ambages que « l’ADPS ne prendra part à aucune Concertation Nationale qui n’aurait pas été préparée de manière inclusive et qui aurait pour but déguisé ou non de remettre en cause l’ordre constitutionnel ». La réaction instinctive du chef de la délégation du FDR, qui cria ‘’ A Banna’’ en levant les bras au ciel fut fort remarquée à cette occasion.

Presqu’au même moment, c’est la CNAS-Faso Hèrè et ses alliés de l’ADPS qui ont ôté au camp pro putsch son dernier prétexte pour la convocation d’une Concertation Nationale destinée à remettre la junte dans la course et à déstabiliser l’ordre constitutionnel : l’élaboration de la feuille de route de la Transition, devant porter notamment sur le calendrier des élections et la gestion de la crise du Nord. Le Président de l’ADPS a suggéré que le Gouvernement prépare un avant-projet sur ces questions qui soit distribué à tous les acteurs politiques (y compris ceux qui, comme la CNAS-Faso Hèrè et ses alliés de l’ADPS, n’ont pas de députés à l’Assemblée Nationale) et sociaux pour commentaires/amendements sous huitaine/quinzaine avant présentation au Parlement. Les députés représentant, une fois élus, la Nation tout entière, ledit projet peut être considéré comme approuvé par celle-ci dès adoption par l’Assemblée Nationale. C’est ce schéma qui a été finalement suivi.

** Lorsque le Premier Ministre « pleins pouvoirs » de la Transition a été débarqué manu militari, seuls la CNAS-Faso Hèrè et ses alliés réunis au sein de l’ADPS ont réagi en condamnant publiquement cet acte inadmissible de la junte. Il se trouve que ni le parti (RpDM) dudit Premier Ministre, ni son regroupement politique (la CSM) n’ont pas osé piper mot.